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Chant d'esperance francais

314. Ah! Pourquoi l’amitié

1. Ah! Pourquoi l'amitié Gémirait-elle encore Sur ceux qui dans exil Comme nous dispersés, D'un jour consolateur Ont vu briller l'aurore, Et que vers Canaan Dieu lui-même a poussés? Affranchis avant nous Du mal qui nous dévore, Ils ne sont pas perdus, Ils nous ont devancés. (bis 2 lignes) 2. Oh! Combien ici-bas Pesait à leur faiblesse Ce fardeau de chagrins, Sur leur tête amassés! Et que leur pauvre coeur Comptait avec tristesse Tant d'heures, tant de jours Dans la douleur passés! Nouveau-nés de la tombe, Et parés de jeunesse, Elles ne sont pas perdus, Ils nous ont devancés. (bis 2 lignes) 3. Puisse la même foi Qui consola leur vie, Nous ouvrir les sentiers Que leurs pas ont pressés, Et, dirigeant nos pas Vers la sainte patrie Où leur bonheur s'accroît De leurs travaux passés, Nos rendre ces objets De tendresse et d'envie, Qui ne sont pas perdu, Mais nous ont devancés. (bis 2 lignes) 4. Quand le bruit de tes flots, L'aspect de ton rivage, O Jourdain! Nous diront: « Vos travaux ont cessés, » Au pays du salut, Conquis par son courage, Jésus nous recevra, Triomphants et lassés, Près de ces compagnons D'exil et d'héritage, Qui ne sont pas perdu, Mais nous ont devancés. (bis 2 lignes)